Offre de stage Expérimentation et modélisation

91120 Palaiseau

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Présentation INRAE

L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes, avec 272 unités de recherche, de service et expérimentales, implantées dans 18 centres sur toute la France. INRAE se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.

Environnement de travail, missions et activités

Vous serez accueilli(e) au sein de l’UMR INRAE AgroParisTech Université Paris Saclay ECOSYS. L’étude du fonctionnement des agro-écosystèmes est au cœur des recherches de l’UMR, notamment en lien avec les pratiques agricoles, comme la fertilisation organique ou minérale. Dans ce cadre, l’UMR participe au projet Ademe ABMC, porté par l’UMR SAS (INRAE Rennes) et centré sur la gestion de la qualité des sols et de la fertilisation en agriculture biologique. En zones de grandes cultures, la fertilisation azotée des productions céréalières biologiques repose principalement sur l’importation d’effluents d’élevage souvent conventionnels (Reimer et al., 2023), en complémentarité avec l’introduction de légumineuses dans les rotations. Cette pratique est souvent couteuse et la disponibilité des effluents peut limiter le développement de l’agriculture biologique à grande échelle (Barbieri et al., 2021). Le maintien voire l’amélioration d’une bonne qualité du sol, notamment de ses stocks de matière organique, est également un défi important en agriculture biologique céréalière, cette qualité des sols conditionnant ses performances (Möller et al., 2026).  La méthanisation peut représenter une opportunité dans ces systèmes. En effet, à côté de la production d’énergie renouvelable, la méthanisation produit un digestat, résidu de la fermentation, qui est utilisé comme fertilisant organique. En zones céréalières sans élevage, la méthanisation peut accepter en intrants des déchets (agro)alimentaires, des CIVEs ou de la luzerne. Dans ce dernier cas, l’intérêt est également de trouver un débouché à la luzerne, culture multiservice en agriculture biologique (fixation symbiotique d’azote, contrôle des adventices, structuration du sol…), qui sont parfois limités en zones céréalières. Des cas concrets existent déjà chez les agriculteurs biologiques céréaliers. Cependant, malgré des exemples pionniers en Allemagne (Stinner et al., 2008), l’intérêt de ces digestats en agriculture biologique, tant pour la fertilisation des cultures que pour l’amendement des sols reste peu documenté.  

Dans ce contexte, l’objectif de ce stage sera d’apporter des connaissances sur les effets des digestats de méthanisation en agriculture biologique, en combinant expérimentation au champ et modélisation. 

Vous serez plus particulièrement en charge de : 

  • Conduire une expérimentation de fertilisation au champ sur une culture de blé, testant deux digestats de méthanisation (biodéchets et luzerne) : réalisation du design expérimental, épandage, récolte, suivi de l’azote du sol, de la phénologie et du statut azoté de la plante, analyse des résultats, etc. 
  • Modélisation de l’expérimentation avec le modèle de culture STICS : calibration des digestats dans STICS sur la base des données de caractérisation des digestats existantes, construction des unités de simulation, simulation de l’expérimentation et comparaison aux données observées, analyse des résultats de simulation y compris sur les données non observées (perte d’azote). 
  • Simulation de scénarios d’apports répétés de digestat pour évaluer les effets à long terme sur les stocks de carbone organique du sol notamment. 
  • Synthèse de l’ensemble des résultats et des résultats issus de la littérature pour évaluer l’intérêt des digestats de méthanisation en agriculture biologique céréalière. 

La personne recrutée sera encadrée par Florent Levavasseur. Elle travaillera également avec Fabrice Béline (responsable du projet ABMC) et les équipes techniques au champ. Le stage sera réalisé sur le campus INRAE-AgroParisTech de Saclay, avec des déplacements fréquents sur l’essai (localisation à confirmer en Ile-de-France). 

Formations et compétences recherchées

Licence (Bac+3)
  • Formation recommandée: Ingénieur agri/agro ou équivalent, stage de master 2, master 1/césure en agronomie, sciences du sol ou environnement. 
  • Connaissances souhaitées : Connaissances générales en agronomie et sciences du sol, bases concernant les pratiques de fertilisation et la dynamique de la matière organique des sols. 
  • Aptitudes recherchées : Motivation pour le travail sur le terrain et la modélisation, rigueur. 

Modalités pour postuler

J'envoie mon CV et ma lettre de motivation

Les personnes accueillies à INRAE, établissement public de recherche, sont soumises aux dispositions du Code de la fonction publique notamment en ce qui concerne l’obligation de neutralité et le respect du principe de laïcité. A ce titre, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’elles soient ou non au contact du public, elles ne doivent pas manifester leurs convictions, par leur comportement ou leur tenue, qu’elles soient religieuses, philosophiques ou politiques. > En savoir plus : site fonction publique.gouv.fr

Référence de l'offre

  • Contrat : Stage
  • Durée : 6 mois
  • Début du contrat : 01/02/2027
  • Rémunération : 600€ / mois environ
  • N° de l'offre : OT-30700
  • Date limite : 15/11/2026

Le centre

Ile-de-France - Versailles-Saclay

ECOSYS

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Site web

Contact

Levavasseur Florent
florent.levavasseur@inrae.fr

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