Thèse OT-29033
Doctorant-e en modélisation toxicocinétique PBPK appliquée à l’évaluation des risques liés aux expositions aux contaminants chimiques
44000 NANTES
Retour à la liste des résultats
Présentation INRAE
Cette thèse sera réalisée dans le cadre d’un partenariat multisite entre deux laboratoires d’accueil, l’ANSES (Maisons-Alfort, France) et le LABERCA (Nantes, France), offrant un environnement scientifique complémentaire et interdisciplinaire.
L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes, avec 272 unités de recherche, de service et expérimentales, implantées dans 18 centres sur toute la France. INRAE se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.
Environnement de travail, missions et activités
Les unités d’accueil
L’Anses est l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. C’est un établissement public à caractère administratif sous la tutelle des ministères de la santé, de l’environnement, de l’agriculture, du travail et de la consommation. Agence d’expertise scientifique, elle surveille et évalue les risques sanitaires, auxquels elle consacre aussi des activités de recherche. Elle contribue à faire progresser les connaissances scientifiques en appui aux décideurs publics, y compris en cas de crise sanitaire (https://anses.fr/fr).
Le LABERCA (LABoratoire d’Étude des Résidus et Contaminants dans les Aliments) est une unité mixte de recherche de L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et l’École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation (Oniris VetAgroBio, Nantes), établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSCP) placé sous la tutelle du ministre chargé de l'agriculture (MAP). Le laboratoire développe des méthodologies analytiques ciblant la caractérisation de dangers chimiques à l’état d’ultra-traces et fondées sur la spectrométrie de masse à haute résolution, en exposomique et métabolomique, intégrées à des stratégies avancées de modélisation. Les activités sont conduites dans un cadre qualité combinant accréditation (ISO 17025, ISO 17043) et certification (ISO 9001:2015). L'UMR réunit des expertises complémentaires en chimie analytique, toxicologie, épidémiologie et modélisation quantitative. (https://www.laberca.org/).
Projet de thèse
L'alimentation est l'une des principales sources d'exposition de la population générale aux contaminants, qu'ils soient d'origine anthropique (retardateurs de flamme, plastifiants) ou géologique (métaux lourds), comme le montrent les études de l'alimentation totale menées dans plusieurs pays européens. L'évaluation du risque lié à ces substances se heurte à deux défis majeurs : la présence de mélanges complexes dont le risque cumulatif reste difficile à caractériser, et la nécessité de reconstituer une exposition chronique sur l'ensemble de la vie. Nos travaux ont démontré l'utilité de la modélisation toxicocinétique à base physiologique (PBPK) pour reconstruire l'exposition interne à des contaminants organiques (PCB, BPA) et des métaux lourds (Cd, Pb, Hg, As) à partir de données alimentaires externes. Cette approche est désormais étendue à des mélanges réalistes afin de caractériser le risque cumulatif et les impacts sanitaires associés.
Cette thèse a pour objectif globale évaluer l'impact des polluants organiques persistants (POP) tels que les PCB, PFAS, dioxines, ou les pesticides organochlorés, résultant de l'exposition alimentaire à des produits chimiques tout au long de la vie, en prenant en compte les effet mélange, leur bioaccumulation dans l'organisme et l'impact sanitaire compte tenu de plusieurs effets sur la santé, en utilisant des données épidémiologiques et toxicologiques publiés structurés en « Adverse Outcome Pathways » (AOP) .
Grandes étapes envisagées :
- Revue de la littérature (toxicologique et épidémiologique) permettant d’estimer l’impact sanitaire de substances chimiques et établissement de relations dose-réponse pour un mélange de POP
- Reconstruire l’exposition alimentaire vie-entière au mélange de POP et estimer les expositions internes au mélange de POP tout au long de la vie à l’aide des modèles toxicocinétiques.
- Caractériser le risque lié à l’exposition au mélange de POP (approche par l’indice de risque) et intégration de l’AOP dans la caractérisation du danger au sein du mélange
- Traduire le risque sanitaire de la population en impact sanitaire (fardeau de la maladie, DALY) et examiner les conséquences en termes de santé publique et pour l’aide à la prise de décision.
Formations et compétences recherchées
Master 2 en pharmacocinétique, toxicologie, santé environnementale, modélisation mathématique, biostatistiques ou domaine connexe.
Connaissances souhaitées
Modélisation PBPK, science de l'exposition et biosurveillance humaine, épidémiologie environnementale ou évaluation quantitative des risques, programmation statistique (R, Python, MATLAB ou équivalent), intérêt pour l'exposome et la perturbation endocrinienne.
Expérience appréciée
Développement ou application de modèles PBPK, modélisation de l'exposition sur le cycle de vie, travail avec des données de biosurveillance ou des cohortes épidémiologiques, environnements de recherche multidisciplinaires.
Aptitudes recherchées
Autonomie et esprit collaboratif, solides compétences analytiques et en modélisation, capacité à traduire les résultats en indicateurs d'exposition et de risque interprétables, bonne communication écrite et orale en anglais, motivation pour travailler à l'interface entre toxicocinétique, science de l'exposition et santé publique.
Votre qualité de vie à INRAE
En rejoignant INRAE, vous bénéficiez (selon le type de contrat et sa durée) :
- jusqu'à 30 jours de congés + 15 RTT par an (pour un temps plein)
- d'un soutien à la parentalité : CESU garde d'enfants, prestations pour les loisirs ;
- de dispositifs de développement des compétences : formation, conseil en orientation professionnelle ;
- d'un accompagnement social : conseil et écoute, aides et prêts sociaux ;
- de prestations vacances et loisirs : chèque-vacances, hébergements à tarif préférentiel ;
- d'activités sportives et culturelles ;
- d'une restauration collective.
Modalités pour postuler
J'envoie mon CV et ma lettre de motivation
Les personnes accueillies à INRAE, établissement public de recherche, sont soumises aux dispositions du Code de la fonction publique notamment en ce qui concerne l’obligation de neutralité et le respect du principe de laïcité. A ce titre, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’elles soient ou non au contact du public, elles ne doivent pas manifester leurs convictions, par leur comportement ou leur tenue, qu’elles soient religieuses, philosophiques ou politiques. > En savoir plus : site fonction publique.gouv.fr