Thèse OT-22114

Les préfets et préfétes et la gestion de l'eau

93160 Noisy

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Présentation INRAE

L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes, avec 272 unités de recherche, de service et expérimentales, implantées dans 18 centres sur toute la France. INRAE se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.

Environnement de travail, missions et activités

Le rôle des préfets dans la gestion de l’eau est central, mais relativement mal connu. Ils exercent des responsabilités traditionnelles en matière d’autorisation des installations, ouvrages, travaux et activités pouvant avoir un impact sur la ressource et les milieux, de contrôle, mais aussi de priorisation des usages en période de sécheresse. Ils arrêtent la composition des commissions locales de l’eau. Les préfets ont toujours dû arbitrer entre de multiples injonctions politiques et administratives, souvent contradictoires. Cependant, le changement climatique et les tensions sociales de plus en plus importantes autour de l’eau conduisent de manière croissante à remettre en question leurs arbitrages en matière d’eau et d’environnement.

Beaucoup de décisions préfectorales font l’objet de mobilisations et/ou sont portés devant les tribunaux, notamment en raison de leur incompatibilité avec des engagements européens. Pour certains écologistes, universitaires, avocats ou magistrats, les préfets devraient même être dessaisis de leurs prérogatives environnementales en raison de leur tendance à privilégier le développement économique sur les considérations écologiques et à ménager assez systématiquement certains groupes d’intérêt. Or, ils bénéficient au contraire de responsabilités de plus en plus larges sur ces questions. Depuis la loi 3DS de 2022, le préfet coordonnateur de bassin, en plus de nommer les membres des comités de bassin, est désormais de droit le président du conseil d’administration des Agences de l’eau. Suite au Varenne agricole de l’eau (2021-2022), si le délai de concertation prévu autour d’un Projet de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE) n’a pas permis d’aboutir à une décision, le préfet peut reprendre la main afin de faire avancer le projet. Cette « préfectoralisation » s’inscrit dans une tendance plus globale (possibilité désormais de déroger à certaines normes, notamment environnementales, de choisir pour certains grands projets d’aménagement si l’enquête publique est remplacée par une simple participation du public…).

La thèse vise à analyser le rôle évolutif des préfets et les variables socio-politiques qui sous-tendent leurs décisions dans le domaine de l’eau, en prenant notamment en compte leur trajectoire, leur ethos professionnel et les modalités d’évolution de leur carrière, les dynamiques institutionnelles qui les concernent le plus directement (comme la suppression du corps préfectoral), la conflictualité sociale accrue autour de l’eau (par exemple aujourd’hui autour des « bassines » dans l’Ouest de la France), ainsi que les configurations politiques locales dans lesquelles ils interviennent. L’enquête reposera sur des méthodes de sciences sociales (entretiens, observations, travail documentaire). Les terrains d’étude seront définis avec la ou le doctorant.

Vous serez accueilli.e au sein de l’Unité Mixte de Recherche LISIS (Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés) ou G-EAU (Gestion de l’Eau, Acteurs, Usages) à Montpellier.

Le LISIS regroupe 43 chercheurs et ingénieurs permanents en sciences sociales qui étudient les transformations liées aux sciences et aux techniques dans les sociétés contemporaines. Au sein du laboratoire vous serez accueilli.e au sein de l’équipe Transformation des régimes de production de savoirs et d’expertise qui rassemble des chercheurs en science politique et sociologie.

G-EAU regroupe 70 chercheurs et ingénieurs permanents et une cinquantaine de doctorants et post-doctorants de toutes disciplines qui ont en commun de travailler sur la gestion de l’eau. Au sein du laboratoire, vous seriez accueilli.e au sein de l’équipe Gouvernance et action publique, qui rassemble des chercheurs en science politique, sciences de gestion et géographie.

Le choix du laboratoire dépendra du co-financement retenu. Trois options sont envisagées dont une sécurisée.

La thèse sera co-dirigée par Gabrielle Bouleau (LISIS) et par Sylvain Barone (G-EAU), tous deux chercheurs en science politique à l’INRAE.

Formations et compétences recherchées

Master/Ingénieur (Bac+5)

Formation souhaitée : Master 2 en science politique ou en sociologie

Connaissances / expériences souhaitées : sociologie de l’action publique et/ou de la sociologie des organisations, fonctionnement de l’Etat et des collectivités locales, éventuellement politiques environnementales et/ou gestion de l’eau. Formation en méthodes de sciences sociales.

Aptitudes recherchées : rigueur, organisation, travail en équipe, autonomie, capacités rédactionnelles.

Bonne maîtrise de l’anglais.

Permis B.

Votre qualité de vie à INRAE

En rejoignant INRAE, vous bénéficiez (selon le type de contrat et sa durée) :

-  jusqu'à 30 jours de congés + 15 RTT par an (pour un temps plein)
- d'un soutien à la parentalité : CESU garde d'enfants, prestations pour les loisirs ;
- de dispositifs de développement des compétences : formation, conseil en orientation professionnelle ;
- d'un accompagnement social : conseil et écoute, aides et prêts sociaux ;
- de prestations vacances et loisirs : chèque-vacances, hébergements à tarif préférentiel ;
- d'activités sportives et culturelles ;
- d'une restauration collective.

Modalités pour postuler

J'envoie mon CV et ma lettre de motivation
Offre thèse préfets gestion de l'eau-1.docdoc - 77.00 KB

Référence de l'offre

  • Contrat : Thèse
  • Durée : 36 mois
  • Début du contrat : 01/10/2024
  • Rémunération : 2 100 euros brut, puis 2 200 euros brut à compter du 1er janvier 2025, puis 2 300 euros brut à compter du 1er janvier 2026.
  • N° de l'offre : OT-22114
  • Date limite : 22/06/2024

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