Thèse OT-6238

Evolution des pratiques et des performances technico-économiques et environnementales au sein du réseau de fermes DEPHY

21000 DIJON

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Présentation INRAE

L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes, avec 268 unités de recherche, de service et expérimentales, implantées dans 18 centres sur toute la France. INRAE se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.

Environnement de travail, missions et activités

L’agriculture est en tension entre la pression sociétale pour réduire la dépendance aux pesticides et une réticence d’une partie de la profession agricole qui craint des impacts économiques négatifs. La recherche est appelée à apporter des connaissances scientifiques sur les conséquences prévisibles d’une généralisation de modes de production mobilisant des méthodes alternatives aux pesticides pour contrôler les bioagresseurs. Il faut identifier quels sont les leviers et les combinaisons de leviers les plus efficients pour maîtriser les bioagresseurs et baisser le niveau de recours aux pesticides, et évaluer les conséquences de leur adoption sur le plan de la productivité (nature des produits récoltés, rendements, qualité), de la rentabilité, sur le plan de la réduction des impacts environnementaux, et sur des critères sociaux, comme la faisabilité en terme d’organisation du travail à l’échelle de l’exploitation, ou la charge mentale liée à la complexité des systèmes… Par ailleurs, il est très important d’apporter des connaissances génériques qui prennent en compte la très grande diversité des situations de production, car les solutions techniques pour concilier les différents aspects de la durabilité ne sont probablement pas les mêmes dans des contextes de production différents (sol, climat, environnement socio-économique).

La thèse se propose de traiter ces questions pour la filière des grandes cultures (y compris polyculture-élevage), en valorisant les données produites par le réseau de fermes DEPHY, dans la continuité des travaux conduits par Martin Lechenet (thèse soutenue au printemps 2017).

Le projet de thèse vise à poursuivre la valorisation des données du réseau DEPHY. L’ambition est de traiter le même sujet du lien entre stratégie de gestion des bioagresseurs, niveau d’usage de pesticides et performances économiques et environnementales à l’échelle du système de culture, mais cette fois sur la base des trajectoires d’évolution des pratiques et des performances dans les fermes du réseau DEPHY, depuis l’entrée dans le réseau jusqu’à aujourd’hui, soit 6 à 8 ans de suivi pour les fermes historiques du réseau. La thèse se limite à la filière ‘grandes cultures’, la filière ‘viticulture’ étant traitée par une thèse conduite en parallèle de façon coordonnée (pilotage UMR System, Montpellier). En cas de résultats convergents avec ceux de la thèse de Martin Lechenet, issus de la comparaison de fermes proches du point de vue du contexte, mais pas absolument identiques, la démonstration qu’il est possible de réduire l’usage de pesticide sans dégrader les performances économiques serait encore plus convaincante. Contribuer à la démonstration qu’il est possible de produire avec peu de pesticides et de bonnes performances économiques dans certaines situations de production est une chose. Démontrer qu’il est possible de changer de pratiques en est une autre, qui peut avoir plus de poids pour des agriculteurs dubitatifs. Les résultats constitueraient une brique supplémentaire dans l’argumentaire susceptible d’entraîner l’ensemble de l’agriculture française et européenne vers des pratiques moins dépendantes des pesticides.

Le projet se positionne clairement dans le domaine de l’agronomie des systèmes de culture, ambitionnant de traiter de questions techniques sur la base de données factuelles sur les pratiques, les performances et le contexte pédoclimatique et socio-technique. Il se distingue donc nettement, tout en étant complémentaire, de travaux antérieurs sur les trajectoires de changement et les dynamiques d’apprentissage à l’interface entre agronomie et sciences humaines (par exemple thèse d’Emilia Chantre, 2011), axés sur les processus d’apprentissage et les déterminants sociaux des choix des agriculteurs pour orienter leurs pratiques vers l’écologisation, ou sur les modalités d’accompagnement du changement favorisant la transition agroécologique (Cerf et al., 2010 ; Cerf et al., 2012 ; Chantre & Cardona, 2014).

Formations et compétences recherchées

Master/Ingénieur (Bac+5)

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Modalités pour postuler

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Thèse DEPHY-trajectoires 2020-2023 (1).docxdocx - 85.49 KB

Référence de l'offre

  • Contrat : Thèse
  • Durée : 3 ans
  • Début du contrat : 01/09/2020
  • N° de l'offre : OT-6238
  • Date limite : 10/07/2020
Le centre Bourgogne-Franche-Comté

UMR Agroécologie 21000 DIJON

Contact

Nicolas Munier-Jolain
nicolas.munier-jolain@inrae.fr